Tribune : Joanne Griffith lance son premier album

Joanne Griffith(86) a lancé son premier album : YÔYÊ

Visitez www.joannegriffith.com pour en entendre des extraits.


Montréal, le 18 octobre 2005 – Joanne Griffith, chanteuse, fait salle comble au Lion d’Or. Après une sympathique présentation de Michel Rivard, elle interprète quelques titres de YôYê, son premier album. Le disque est lancé devant celles et ceux qui ont acheté d’avance un exemplaire après avoir entendu Joanne en spectacle. Amis et curieux se procurent le cd sur place, premiers détenteurs d’un bouquet de chansons qui fera sous peu de nombreux adeptes.


Sur des musiques afro-latines nourries par les métissages montréalais, les chansons abordent des thèmes essentiels : l’amour, l’enfance, l’art de vivre ensemble. Elles explorent divers aspects de la famille humaine, telle qu’elle évolue ici et ailleurs dans le monde. Interprétées surtout en français, mais aussi en anglais et en portugais, elles ont pour la plupart été écrites pour l’interpète par les auteurs-compositeurs québécois d’origine ou d’adoption Paulo Ramos, Philippe Laloux, Vovo et Jean-François Garneau, ainsi que par l’auteure Delphine Bailly. On trouve également une première composition de Joanne Griffith et deux reprises de classiques afroaméricains, traitées avec originalité.


Le disque s’ouvre avec l’un de ces classiques, Feeling Good, d’abord énoncé en un suave a cappella, puis soutenu par les traits jazzés des cora, harpe d’Afrique de l’ouest, guitare et saxophone soprano. La chanson-titre suit, agrémentée par la guitare agile de son compositeur, Paulo Ramos. C’est une sorte de berceuse, dédiée aux parents et aux grands-parents, dont la sonorité exprime les rêves de l’enfance.


Filosofia pura, la troisième pièce, répand un idéal de bonheur en alliant au soleil des percussions brésiliennes celui de la cora. Enfant d’Afrique enchaîne avec un petit kalimba, vite entraîné par un tambour militaire, évoquant le sort des enfants-soldats. Ce regard sur l’enfance d’ailleurs continue dans L’enfant est le père de l’homme et dans Mina. Dans l’un, berimbau, violon et udu tissent la trame d’un voyage en train lumineux sur les hauts-plateaux de l’Inde. Dans l’autre, le cuatro et la clarinette font tanguer sur une béguine un récit triste et familier. Anahua, qui signifie « celle-qui-voit-loin » en igbo, raconte le souhait d’une femme en exil de retrouver sa grand-mère africaine. Dans Talaté, une clarinette basse souffle sur les traces d’un groupe de bergers, des Peuls, dans la chaleur d’une savane. Avec Iko Iko, la chaleur est celle d’un carnaval louisannais fantasque, où le gamok indien rejoint les tambours du Brésil. Dans Ser criança, Vovo appuie Joanne et offre à l’enfance un autre sourire brésilien. Joanne défend ensuite dans Happiness le respect des enfants et de leur droit au bonheur, lequel est illustré simplement avec la ronde des Caraïbes finale, Brown Girl in the Ring.


Ce répertoire s’est étoffé grâce à la complicité de Jean-François Garneau, réalisateur et directeur musical, et des musiciens Fabrice Laurent, Christophe Papadimitriou et Richard Lalonde. À ces derniers s’ajoutent Paulo Ramos, Lilison Cordeiro M., VoVo, Karl Surprenant, Nathalie Dussault, Jean-Pierre Zanella, Vincent Beaulne et Kristin Molnar pour offrir un disque touchant et original. Parrains du projet : Frédéric Rousseau et Michel Rivard